De sa télévision, Serge Le Dizet n'a sans doute pas tout à fait reconnu l'équipe nantaise qui avait raté ses sept premières rencontres de la saison. Incisive comme elle n'avait pas su l'être face à des adversaires moins huppés, elle a infligé à Marseille sa première défaite de la saison, toutes compétitions confondues (2-1), une victoire immédiatement dédiée par Georges Eo et ses joueurs à l'homme qui les dirigeait depuis janvier 2005, et remercié mercredi dernier. Les conséquences de ce résultat sont considérables aux deux extrémités du tableau : l'OM n'aura pas réussi, une quatrième fois de suite, à répondre au défi lancé par Lyon la veille. Le quintuple champion de France, avec 19 points suite à sa démonstration contre Lille (4-1), parade seul en tête de la L1, avec trois points d'avance sur l'équipe phocéenne, six sur Lens, vainqueur de Monaco (1-0, voir plus bas), et sept sur Nancy, quatrième avec 12 points. Il a deux points de plus que l'an passé à la même époque, et une avance déjà plus large sur la meute des poursuivants. En queue de peloton, Nantes rend la dernière place à Nice et s'offre un bond jusqu'au quinzième rang. C'est Monaco qui prend sa place parmi les relégables, aux côtés de Sedan.
Solidement installé sur le banc phocéen, Albert Emon n'a, du reste, pas reconnu non plus son équipe à la Beaujoire. Quand elle a accéléré, osé et trouvé des espaces, elle était déjà menée 2-0 et évoluait à onze contre dix, après l'expulsion étonnante de Cetto suite à un différend avec Carrasso (65e). Il a fallu une frappe exceptionnellement flottante de Niang (77e) pour remettre l'OM dans le bon sens (2-1), mais il était trop tard lorsque Nasri (89e) et Taiwo (dans le temps additionnel) ont tenté leur chance pour égaliser. Le jeune gardien nantais Vincent Briant, promu en L1 pour la première fois de sa carrière, se souviendra longtemps de ses débuts. Difficile d'établir exactement ce qui appartient au renouveau nantais et à la molesse marseillaise dans la physionomie de la rencontre. Tout était lié. Les rôles se sont inversés, et personne ne fut surpris lorsque Payet trompa Carrasso à la 38e minute après une passe tendue de Diallo, esquivée ou manquée par Rossi. Malgré une mise au point de Beye juste avant la reprise, en rangs serrés, l'OM concédait un deuxième but dans la foulée. Norbert était le plus prompt pour reprendre une frappe de Diallo sur le poteau (48e).
Solidement installé sur le banc phocéen, Albert Emon n'a, du reste, pas reconnu non plus son équipe à la Beaujoire. Quand elle a accéléré, osé et trouvé des espaces, elle était déjà menée 2-0 et évoluait à onze contre dix, après l'expulsion étonnante de Cetto suite à un différend avec Carrasso (65e). Il a fallu une frappe exceptionnellement flottante de Niang (77e) pour remettre l'OM dans le bon sens (2-1), mais il était trop tard lorsque Nasri (89e) et Taiwo (dans le temps additionnel) ont tenté leur chance pour égaliser. Le jeune gardien nantais Vincent Briant, promu en L1 pour la première fois de sa carrière, se souviendra longtemps de ses débuts. Difficile d'établir exactement ce qui appartient au renouveau nantais et à la molesse marseillaise dans la physionomie de la rencontre. Tout était lié. Les rôles se sont inversés, et personne ne fut surpris lorsque Payet trompa Carrasso à la 38e minute après une passe tendue de Diallo, esquivée ou manquée par Rossi. Malgré une mise au point de Beye juste avant la reprise, en rangs serrés, l'OM concédait un deuxième but dans la foulée. Norbert était le plus prompt pour reprendre une frappe de Diallo sur le poteau (48e).